ON CONSTRUIRA CE QUI SERA POSSIBLE


Tinder 26.12.19

High maintenance.

Creative human.

Not beach material.

Witchcraft.


Looking for a massive Sun

to orbit around in an annoying fashion.


Tinder 27.12.19

Update : Found it.



Notre histoire à toi et moi a pris racine bien avant que notre it's a match et nos Vans classiques se croisent sur les trottoirs froids de Montréal, j’ai l’impression. Comme si j’avais passé cent ans à me préparer pour te recevoir, pour te prendre ou pour me laisser prendre. J’ai imaginé les garçons du cégep comme des formatifs et les heartbreaks comme des examens, l’école où j’ai appris à rester moins longtemps, à partir au bon moment. Toi, tu m’as appris à revenir, dans mes souvenirs, là où on s’est rencontré pour la première fois sans le savoir, dans mes rêves et mes songes d’adolescente romantique et amoureuse d’être dans la Lune. Aurora c’était moi, princesse en soie rose et douce, endormie loin et profondément, en dessous de mes cheveux trop noirs, de mes bras sales de tatouages pas-de-qualité et de mes pantalons déchirés d’avoir tombé et retombé en skate.


J’étais pas forte en skate, mais je rêvais que tu m’apprennes, tu m’aurais tenu droite, serré comme tu savais si bien le faire. J’rêvais que tu m’apprennes à dévérouiller mon terrier pour te laisser entrer, t’aurais enlevé tes grands souliers doucement pour ne pas me salir. J’rêvais que tu m’apprennes à ne pas avoir honte de ma sensibilité, tu m’aurais trouvé douce en chuchotant aux feuilles d’automne《c’est ok, c’est pas fini.》. J’rêvais que tu m’apprennes à faire confiance, t’aurais collé des vérités sur tes promesses et tes mots infiniment beaux.


Tes mots... mes archives si précieuses à rendre jalouses les pyramides d’Égypte. Nos siècles de tapisseries à revisiter et à redécorer jusqu’au bout de notre vie, on s’était dit. J’étais assise sur mon lit à l’endroit exacte où t’étais la première fois, quand j’ai jeté l'intégralité de nos poésies dans les vidanges de l’histoire. ~Trash. Les seules traces d’une légende presque réelle soufflées par le vent qui chuchote sur les ruines de nos fantômes qui s’embrassent encore dans ma chambre. 《C’est ok, c’est fini.》.


Tu m’aurais trouvé triste, mais belle peut-être, dans ton chandail préféré, celui que je t'ai volé.



C’est encore difficile pour moi de constater que t’es la seule entité de l’Univers qui ne m’a jamais vu pleurer. Succès ou défaite, le choix en moi est encore incertain. Je pleure tous les jours, parce que c’est beau parce que c’est triste. T’étais les deux, en même temps. Beau et triste, toi aussi. J’aurais pu tout savoir j’aurai pu, mais j’attendais sage et douce par respect pour ton silence que ton -cœur- sans faute d’orthographe soit prêt à traverser tes frontières solides pour me rejoindre. T’étais pas si solide, et c'est ok. Je t’ai vu trembler tellement souvent, trembler aussi fort que tous les automnes qu’on ne verra jamais ensemble. Je t'ai vu t'abandonner devant la peur de decevoir. Je t’ai vu manqué de confiance, à chercher jusqu'au Japon, peut-être, la validation et la reconnaissance qui pourtant te revient. Je t'ai vu courrir. Escape. Courrir longtemps, trop loin trop vite, essouflé tu fuis sans cesse. Ta poursuite perpétuelle de l'approbation te protège, certes, mais t'empêche d'être purement toi-même.


Je t'ai vu.


Une comète de glace unique et magnifique et terrifiée, c’est ce que tu étais et perdue au travers de tes mots que tu n’étais pas, je t'ai trouvé beau et je me suis retrouvé, grande. C’était moi le Soleil. Un immense Soleil déguisé en Lune qui t’a fait fondre juste assez pour révéler ta masse et du même coup faire dévier ta trajectoire et c'est ok, comme toujours. On s’est embrouillé, dans la métaphore que j’ai inventé et on l'a redéfini à l’envers. On a perdu, ou peut-être gagné, à notre propre jeu sans règle, ou presque.



Je t’avoue à coeurs ouverts avec faute, avoir presque contourné notre seule loi. Les loups m’ont suivi, ils sont entrés sans enlever leurs Vans classiques. À la demande de ma souffrance de ne pas t’avoir compris, je me suis salie. Mon seul regret, c’est de ne pas avoir été encore apte à leur laisser la place qui t’appartenait. J’y arriverai. C’était important pour moi de t’en parler dans les yeux, au travers de la conversation sensible qu’on n’a jamais eue, mais qu’on s’offrira peut-être chacun de notre côté, à notre propre manière, dans notre imaginaire. T’aurais compris, moi aussi. On aurait peut-être tout compri. Tu ne peux m’en vouloir de t’avoir cherché. Tu ne peux m’en vouloir d’avoir essayé de partager, en vain, ce que tu n’as jamais su prendre et encore moins protéger.


Les Renards sont fidèles sans condition, je t’en avais assuré. Mais, tu le sais. Un animal en cage n’est pas une bête comme les autres. Ne me pardonne pas, ton temps est précieux, je le reconnais. La journée la plus importante c’est toujours aujourd’hui que je te disais, et si tu me retrouves dans hier ou dans demain, c’est que tu t’es doucement perdu, et moi aussi.


Time to shine. Chacun de notre côté, dans nos ciels aux couleurs inversées.



Mon expérience a été de ne jamais te mentir, de tout te dire, comme le plus grand des défis. On le reconnaît, maintenant, le défi. High Maintenance. Je suis un laboratoire à risque très élevé. Je n’ai pas tout réussi, par peur de te perdre, je me suis parfois abandonné dans le processus. Ma plus grande erreur perpétuelle, ma plus grande ombre est celle de mettre le poids de l’Univers sur mes clavicules déjà cassées et de faire comme si j'étais assez solide pour tout porter. Mais au final, the only things you can lose are things that you have to lose in order to find something infinitely more valuable. J’en sors blessée, mais grandie et encore plus curieuse, comme toujours.


Le résultat : ce que tu as retrouvé dans ton iPhone, dans tes yeux, dans ton cou et dans tes draps ce sont mes fragments les plus purs et les plus véritables. J’ai déposé entre tes mains mes plus grands trésors comme mes plus grandes peurs. Je n’ai pas été naïve, au contraire, -je t’ai fait confiance-, jusqu'à la toute fin de notre douce guerre à voix-basse. Vaincue, certes, mais fière de t’avoir offert ce qu’il y a de plus beau sur Terre.


Je suis fière de t'avoir demandé de m'écouter et de me rassurer, chose que je n'aurais jamais fait par peur d'être vulnérable ou trop sensible ou trop, tout simplement. Je suis fière de moi d'avoir partager mes émotions, mes conflits, mes hontes, mes doutes et mes peurs et même si déjà, je n'avais plus foi en rien de nous, j'avais foi en moi. Emoji de deux petites feuilles dans le vent, c'est ce que tes mots ont fini par m'inspirer. De la brume et des courants d'air de novembre qui me laissaient là, complètement vide. Comment est-ce possible ? C'est ce que je me répètais sans cesse. Comment est-ce possible d'assembler aussi parfaitement les plus beaux mots de la littérature de l'Univers et de les offrir sans aucun sens ni conviction ni profondeur véritable ? C'est une question que je souhaite, du plus profond de tous mes coeurs avec faute, jamais trouver réponse.


J'ai tout de même cherché à comprendre. Dans tous les sens et dans toutes les dimensions, en vain.

J'ai tout essayé j'ai vraiment tout essayé on a tout essayé.


Est-ce qu'on a tout essayé ?


Malgré tout, je n’aurais pas choisi quelqu’un d’autre que toi pour m’ouvrir autant, pour la première fois. J'étais armée, j'étais prête. J’ai plus appris dans tes bras absents en deux mois, qu’en neuf mois de jours et de nuits d'isolement avec ma tête à réfléchir dans mes vides sans sol pour me reposer. -Ne le fais pas.- Sans expérimentation, la théorie est un océan de limbes sans sens. Je t’avais promis et juré sur tous mes ciels que j’apprendrais autant que toi, dans tout ça. Je me trompe parfois, mais pas ici, pas maintenant. Me tromper aurait été de croire que je n’étais pas un match parfait à un animal aussi brisé que moi, fissuré aux mêmes endroits. Guérir, évoluer, créer ensemble, simplement et sans pression était ma plus douce proposition.


Une aventure sans grande destination où on aurait été deux Renards libres d’être curieux. C’est ce qu’on s’était imaginé, mais mon imagination n’a pas de limite permise, tu étais prévenu. En suivant ta vague que j’ai embrassé sans réfléchir volontairement, mon bateau de papier d’enfant courageuse s’est imbibé d’overlays et je me suis presque noyé trois fois. Juste assez, j’aime me dire. Je reconnais maintenant le fond du puits, parce qu'on y entend plus la musique, on entend plus rien ou presque et c'est ce qui est le plus triste. Je n'y retournerai pas, même si le prix à payer était de ne plus jamais entendre ta voix me dire 《Hey, bonne année.》 comme la première fois.



J’dois t’avouer que j’ai écouté et étudié pendant deux mois sans cesse la chanson I’d Rather See Your Star Explode de Slave. C'était lourd, tragique, mais pourtant sans comprendre ça s'entrêmelait si parfaitement bien. Je ne pouvais ni ne voulais voir que ta véritable couleur vibrait mauve foncé à la même fréquence que ces notes et ces mots, ceux que j’aurais pu faire naître moi-même au travers de toi si j’avais pu et maintenant, si j’avais pu, c’est tout ce qui reste et raisonne autour de moi. À l'extérieur, comme en dedans.


Si j’avais pu te présenter le ciel, juste une fois, si j’avais pu te faire une place dans ma nouvelle forêt, si j’avais pu t’apprendre ce que c’est le mouvement, le vrai. Si j’avais pu te faire rire longtemps, si j’avais pu te faire voir la couleur de la pluie, celle des sièstes d’après-midi et celle des secrets de l’Univers, au travers de mes yeux. Si j’avais pu te prouver que je suis sensible, pas fragile. Si j'avais pu te dire tout ce que j'avais d'important à te dire. Si j'avais pu être juste là, simple et muette, à t'écouter parler de toi. Si j’avais pu te rendre fier, si j’avais pu sentir ta vérité. Si j’avais pu te suivre d’un bout à l’autre des galaxies que -tu- aurais choisi. Si j'avais pu t'écrire autre chose que tout ça...


Si j’avais pu multiplier ton nom de famille, je l’aurais fait.

Si j’avais pu mourir promesse à jamais, je l’aurais fait.


Si la chance m’avait été offerte, si tu m'avais laissé simplement être j’aurais tout fait, sans regarder en arrière parce qu’en avant était un vaste paysage d’apprentissages à faire à deux. Un tableau peint doucement avec les couleurs qu’on aurait inventé nous-même. Du vert imaginaire et du orange illusion, peut-être. ~Overlay. Mais la chance n’est pas un concept qui existe dans mon territoire. La chance n'a rien à voir. -Ne t’en veux pas.- Je sais que tu n’es pas un être humain capable de mensonge sans souffrance, tes mains sont trop profondes, tes caresses trop vivantes, ton regard trop sincère, et ce, même si tes couleurs sont éteintes presque grises de ne pas encore comprendre. -Tu n’aurais jamais abandonné ni prit la fuite devant la Muse qui t’aurait animé de dégradés roses et jaunes.- Je n’y crois pas et n’y croirai jamais. On abandonne pas un terrier chaleureux, c’est trop rare, trop précieux. Mais crois-moi, je t'en pris et je me répète; je me serais incliné avec reconnaissance, douceur et compréhension, sans condition, devant ta vérité, celle où je n’étais pas ton arc-en-ciel d'été magnifique et spécial.


Je suis une teinte de plaie ouverte.


Un rouge foudre d’une passion irréelle. Une tempête d'ambitions sans abrit. Une dimension d'automne, de braise et de possibilités qui n'attend que le regard de l'artiste qui sait voir et ressentir pour s'animer. Je ne suis pas faite pour la masse encore moins pour une masse froide, instable et sans gravité. Il faut être massif et solide et terriblement allumé pour me prendre sans se brûler et de plus, il faut être brave pour aimer. Aimer. Aimer est un verbe, a doing-word que j’ai presque eu envie sacrifier. Mais de le maudire aurait du même coup été d’abandonner ma propre couleur, ma propre chaleur, ma propre vérité.


Rouge, est mon choix définitif.



Je n’oublierai jamais ce qu’on a été, encore moins ce qu’on aurait pu être dans la créativité. Je n’oublierai jamais les images de toi dans l'espace. La limonade noire, tes petits écouteurs modernes, ton sourire d’enfant, les lumières de ton clavier mauve et rose, mes mots sur ton poignet droit, tes je t’aime et tes be mine beaucoup trop précipités. J’oublierai jamais tes constellations de taches de rousseur fragiles qui se révèlaient qu'au matin ni tes crêpes pas vraiment mangeables aussi, parce qu’il faut en rire parce que c’est ce qu’on faisait de mieux. Rire de nous, rire ensemble. Parce que ce qu’on a fait de bien, on l’a bien fait.


Je crois qu’on s’est aimé, fort et pour vrai, même si pas longtemps. Le temps d’un film de Disney, jusqu’à ce que tu t’y retrouve pour vrai, les deux pieds en Floride, seul de ton côté pour m'oublier. Sans le vouloir peut-être, tu m’as laissé là-bas et ça me va, tu le sais que je n’aurais pas choisi de meilleur endroit. A shitload of faith, trust and magic dust. This is where I belong.


Dans l'fond, t'avais compris quelque chose.


Je me souviendrai de toi, sur moi en moi, mais surtout, loin de moi. Je me souviendrai de la première fois autant que la dernière et si j’avais su que c’était la dernière, promis rectu, je n’aurais rien changé. Parce que juste au cas, je t’ai toujours regardé jusqu’au bout de ce que je pouvais, avant de m’effacer. Je ne voulais rien changer. Tu le sais. L’entièreté de ta vérité était ce avec quoi j’avais envie de co-créer. Sans compromis. Là où nos authenticités se seraient rencontré, pas sans honte parfois ni peur tout le temps, certes, mais avec toutes les convictions du monde qu’elles auraient été en sécurité. Tu m’as offert des bouts de toi, des vérités encore inexpliquées par manque de temps, mais que je protégerai tout de même sans comprendre jusqu’au bout de ma mémoire et j’en suis reconnaissante.


On se retrouvera assurément. J'en suis convaincue. Dans le temps ou quelque part dans le vent au travers de nos fantômes qui n’auront jamais fini d’écouter la série Star Wars. De ton coté, je viverai sage dans l’âme froid du seul cintre vide de ta garde-robe qui te va si bien et je doute... je doute que tu ne penseras pas à moi à chaque fois que tu croiseras la Lune ou un Renard sur ta lointaine trajectoire. Heureusement, la Lune est là presque tous les soirs et un Renard blessé dort depuis longtemps dans ton ventre. (Kitsune, juste au cas.) De mon côté, tu t’animeras au travers de moi dans tous les décembres de Montréal, tristes ou heureux, là où tu as su me rallumer quand rien ni personne ne le pouvait, ni même ne le savait que j'étais éteinte. C'est ce que j'avais de besoin. Tu vivras dans mes journaux et dans ces derniers mots, mes finalités sensibles et honnêtes, qui te rejoindront peut-être un jour, de force ou par hasard. Je ne crois pas au hasard.


Et finalement, ou presque, je penserai à toi à chaque fois que la lettre P résonnera plus longtemps que prévu. L'écho de ta lettre, je la laisserai résonner rouge foncé au travers de moi, comme le font les plus grands lacs de l'Enfer. Ta seule véritable chaleur. Terrifante, mais si confortable pour mes petites ailes beaucoup plus sombres que claires.



Tel que promis et juré, je resterai toujours honnête et vulnérable avec toi en te disant qu'une partie de moi te cherche encore et à jamais, celle qui évoque l'entité adolescente que j'étais qui rêvait de prouver à un beau et grand heartbreaker aux cheveux longs et roux qui fait du skate que l'Amour n'est pas une prison ni une malédiction, au contraire. Une autre partie de moi, philosophe aux crocs en colère, en veut terriblement et illogiquement à l'Univers de t'avoir placer dans notre forêt, celle qui évoque le Renard astucieux et méfiant qui sait tellement mieux faire habituellement. Une autre partie de moi se cache sous la honte, la plus triste et la plus impuissante, celle qui évoque la Lune en moi qui n'a pas su te rejoindre dans ton ombre et qui pense avoir tout gâcher d'avoir été trop pleine ou trop brillante. Ainsi de suite. Mais finalement, la plus importante, c'est celle qui est et qui restera debout et grande. Un grand Soleil du mois d'août tellement brave et fier d'être en mesure d'aimer encore et encore devant les siècles d'années-lumière d'astres à découvrir.


Une étoile qui reste curieuse devant l'incertitude de la suite.


Et pour la suite, on ne peut s'en vouloir, on ne peut se punir, pour une dernière fois fais-moi confiance. -Ce n'était pas triste.- Parce que c'est avec nos émotions, nos bagages, nos expériences, nos sentiments, nos doutes, nos peurs, nos croyances, nos valeurs, nos choix, nos perceptions et nos vérités... qu'on a construit ce qu’on a pu.


Merci, pour tout, jusqu'à l'infini.

L'infini qui est possible pour toi d’imaginer.


Sois créatif.


Avec amour inconditionnelle,

Vanessa



Univers 12.03.20

Update : Sike. Found myself.


A massive and bright Star,

beautifully lost into the night sky.


Looking for Moons to glow and Wolves to howl.